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RENCONTRES DE GÉOPOLITIQUE DE SAINT-MANDE

SYNTHÈSE DES «RENCONTRES DE GÉOPOLITIQUE DE SAINT-MANDE»

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RENCONTRES DE GÉOPOLITIQUE DE SAINT-MANDE

DE gauche à droite : Claude Berger, Gérard Sebag, René Bognon, Richard Abitbol, Joachim Kokaté, Hachimi Ayala, Donat Mupapa

 

REncontres de geopolitique:
Saint-mandé 2018

afrique – Les Kurdes après Afrine

Le fléau de L’ANTISEMITISME – iran

Table Ronde : « Géopolitique de l’Afrique »

Claude Berger, Journaliste et Ecrivain, Gérard Sebag, past Directeur à l’International à France Télévisions ,Roger Bognon, Ecrivain, Philosophe et Professeur, spécialiste du parlementarisme africain , Richard ABITBOL, Président de la Confédération des Juifs de France et des Amis d’Israël, Joachim Kokaté, Conseiller du Président de la République de Centrafrique et ancien ministre, Hachemi Alaya, professeur d’économie et directeur de la publication Eco-oui Tunisie , Donat MUPAPA, Docteur spécialiste du virus Ebola, Candidat à la Présidence de la République Démocratique du Congo (Kinshasha)

Hier, Dimanche 21 octobre, se sont tenus à Saint-Mandé, sous le haut patronage de Monsieur le Maire Patrick Beaudouin, les premières « Rencontres de Géopolitique de Saint-Mandé » en présence de nombreuses personnalités internationales et françaises. Ces rencontres étaient associées à un « Salon du livre géopolitique ».

Ce fut un magnifique succès pour cet événement, coorganisé par la Confédération des Juifs de France et des Amis d’Israël et l’Institut Français de l’Intelligence Économique.

Ces rencontres se sont articulées autour de quatre tables rondes :

  • Géopolitique de l’Afrique
  • Les Kurdes après Afrine
  • Le fléau de l’antisémitisme
  • Iran – Occident, quel dialogue ?

Géopolitique de l’Afrique

La première table ronde, animée par Richard ABITBOL, Président de la Confédération des Juifs de France et des Amis d’Israël, a réuni des personnalités de premier plan de plusieurs pays africains qui ont fait le déplacement pour expliquer les enjeux géopolitiques au sein du continent africain. Etaient présents :

  • Joachim KOKATE, Conseiller auprès du Président de la République de Centrafrique et ancien Ministre des petites et moyennes entreprises
  • Mouigni ABDOU, Conseiller politique à l’ambassade des Comores
  • Donat MUPAPA, Docteur urgentiste spécialiste du virus Ebola, Candidat à la Présidence de la République Démocratique du Congo (Kinshasha)
  • Hachemi ALAYA, professeur d’économie et directeur de la publication Eco-oui Tunisie
  • Roger BOGNON, Ecrivain, Philosophe et Professeur, spécialiste du parlementarisme africain ,
  • Gérard SEBAG, past Directeur à l’International à France Télévisions
  • Claude BERGER, Journaliste et Ecrivain, ayant vécu de très nombreuses années en Afrique

Parmi le public, des ambassadeurs et responsables d’ONG africains, des journalistes, des enseignants et des acteurs économiques ont pu présenter les problèmes rencontrés dans leurs responsabilité respectives tant pour des raisons géopolitiques que de politique nationale.

Monsieur René Bognon a commencé par un exposé synthétique et exhaustif de la situation géopolitique du continent africain.

Monsieur Joachim Kokate a pu évoquer les malentendus récents entre la Centrafrique et la France et a réaffirmé l’attachement profond de son pays à la France et à sa culture.

Monsieur Hachemi Alaya a exposé une problématique similaire entre l’afrique du nord et l’afrique subsaharienne. Il a pu exposer les similitudes et les particularités du Maghreb.

Monsieur Gérard Sebag nous a fait part de sa longue expérience africaine et des raisons de la faible couverture médiatique des drames qu’a vécu le continent africain.

Monsieur Claude Berger nous a fait part de son expérience personnelle

Une image contenant table, homme

Description générée avec un niveau de confiance élevé

Joachim KOKATE et Hachemi AYALA

Les Kurdes après Afrine

Alain Amouni, Président de Mokta, Bernard Hadjadj, Ancien directeur à l’U.N.E.S.C.O, Hassan Hamdoche, Repésentant de l’Institut Kurde de France, Emrane Mansou, Représentant de l’autorité Kurde en France

La deuxième table ronde, animée par Bernard Hadjadj, ancien directeur à l’U.N.E.S.C.O, a réuni d’éminents représentants Kurdes afin d’expliquer le drame que traverse leur pays. Alain Amouni, Bernard Hadjadj, Ancien directeur à l’U.N.E.S.C.O, Hassan Hamdoche, Repésentant de l’Institut Kurde de France, Emrane Mansou, Représentant de l’autorité Kurde en France ont présenté et illustré le drame que traverse le peuple Kurde. Ils l’ont fait avec une telle émotion que bien des larmes ont coulé dans la salle.

Le fléau de l’antisémitisme

Une image contenant personne, mur, intérieur, table

Description générée avec un niveau de confiance très élevé

Sabrina SCETBON, xxxx, Meyer HABIB, Richard ABITBOL et Daniel KNOLL

Bien qu’indirectement lié à la géopolitique, l’antisémitisme n’en est pas totalement déconnecté. Aussi une telle rencontre ne pouvait faire l’impasse sur ce fléau. Cette troisième table ronde animée par Richard ABITOL, Président de la Confédération des Juifs de France et des Amis d’Israël, a rassemblé le témoignage de Daniel Knoll qui a présenté son dernier livre « C’était Maman » et le député Meyer Habib.

L’émotion de Daniel Knoll et de la salle a été particulièrement perceptible à l’écoute du récit de l’ignoble assassinat de Mireille Knoll . ce récit ne pouvait être fait sans évoquer les assassinats de Jonathan Sellem, Ilan Halimi, les victimes d’Ozar Athora, de l’Hypercasher ou de Sarah Halimi. Meyer Habib a évoqué longuement la situation des juifs de France et la montée de l’antisémitisme.

Iran – Occident, quel dialogue ?

Enfin la quatrième table ronde, animée par Richard ABITOL, Président de la Confédération des Juifs de France et des Amis d’Israël, a évoqué les liens conflictuels entre l’Iran et l’Occident autour de Gérard Sebag, Past Directeur à l’International à France Télévisions et de Nadine Touzeau, profileuse, chercheuse sur les comportements des cybercriminels

Richard Abitbol a développé les fondements juridiques qui ont amené les Etats-Unis à sortir de l’accord de 2015.

Gérard Sebag a présenté le point de vue américain face à la vision européenne et laisse ouverte la conclusion : seul l’avenir dira quelle vision était la bonne.

Nadine Touzeau a profilé les personnalités de Trump et Rouhani.

Chacune des tables a donné lieu a un échange de grande qualité avec la Salle.

Association KELIAH : Louis SANDZER, Léa SANGLER et Richard ABITBOL

Une image contenant personne, intérieur, table, plancher

Description générée avec un niveau de confiance très élevé

Daniel Knoll

Une image contenant plancher, personne, intérieur, gens

Description générée avec un niveau de confiance très élevé

Association KELIAH : Louis SANDZER, Léa SANGLER et Richard ABITBOL

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COMMUNIQUE



Paris le 9 Octobre 2018

 

La Confédération des Juifs de France et des Amis d’Israël ( C.J.F.A.I) ainsi que l’immense majorité des juifs de France et des amis d’Israël de toutes confessions ont été choqués, indignés et blessés par la bande-annonce de l’Émission «Envoyé Spécial» du 11 octobre 2018, et tout particulièrement par l’intitulé de son second reportage : «Gaza: une jeunesse estropiée» .

Cet intitulé laisse entendre qu’une jeunesse, présumée innocente, serait torturée et mutilée par une horde de barbares.

Indépendamment du fait que cette jeunesse, comme celle qui sévit au sein de DAECH ou de BOKO HARAM, est instrumentalisée par une gouvernance (le HAMAS) déclarée «terroriste» par tous les états occidentaux ainsi que par de nombreux états arabes, cette jeunesse est loin d’être passive et innocente mais plutôt agressive et active.

Sans préjugé du contenu de cette enquête, l’intitulé du reportage et les extraits choisis inclus dans la bande-annonce ne peuvent que nous inquiéter profondément au vu des conséquences dramatiques qui pourraient découler de la diffusion d’un tel document, fortement biaisé et partial.

En effet, déjà en septembre 2000, la diffusion d’un reportage, signé Charles Enderlin, ciblait, de manière fallacieuse, l’armée d’Israël comme responsable de la mort d’un enfant, Mohammed Al-Durah. Ce reportage sera à l’origine de la montée d’une vague d’antisémitisme dans notre pays, inconnue depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et sera suivie d’une multitude d’agressions antisémites.

Ce reportage, largement contesté et dont le montage a été condamné par la Cour d’Appel de Paris, indépendamment de sa partialité, vraie ou prétendue, a eu pour conséquence d’embraser nos banlieues et d’exacerber la haine inter-communautaire dans notre pays.

En 2012, différents reportages, de même nature, ont été à l’origine des massacre d’Ozar Atorah à Toulouse par Mohammed Merah qui déclarait agir pour «venger les jeunes palestiniens» !

En 2015, les assassins, à l’origine du massacre de l’Hypercasher , se disaient motivés par les mêmes raisons et il se peut qu’ils ont été influencés par certains reportages de France 2, alors même que nombre d’entre eux présentés comme actualité de Gaza provenaient d’autres champs de bataille !

Et c’est, encore, cette même chaîne qui décide de programmer jeudi 11 octobre un reportage d’Elise Lucet monstrueusement intitulé « Gaza, une jeunesse estropiée ».

La bande-annonce partisane , et peut-être le reportage qui sera diffusé, omettent d’évoquer l’origine des violences palestiniennes contre les civils israéliens et la motivation de cette horde organisée qui, comme ils le disaient eux-mêmes, voulaient envahir le territoire israélien.

Ce reportage est similaire à un reportage sur le seconde guerre mondiale qui démarrerait au bombardement de Dresde, et serait illustré par la misère allemande et les éliminations de nazis par les alliés et qui, donc, laisserait croire que les alliés auraient agis par cruauté et de manière gratuite ! Cela aurait, bien entendu, donné une image épouvantable des alliés car on aurait occulté les 5 ans de guerre qui précédaient !

Quels que soient les objectifs de la chaîne, ce rapportage sera perçu comme une violence gratuite contre la jeunesse palestinienne et sera un catalyseur de la haine antisémite dans les banlieues déjà enflammées.

Au moment où l’on assassine des juifs en France ( Ilan Halimi, Sébastien Sellam, les victimes d’Ozar Atorah et de l’hypercasher, Sarah Halimi, Mireille Knol,…), au moment où des juifs, chaque jour et sur tout le territoire, sont agressés et au moment où notre Ministre de l’Intérieur nous met en garde contre un «face à face» violent, est-il pertinent et utile qu’une chaîne publique ( donc sous tutelle du gouvernement) agisse en soufflant sur la braise !

Est-il possible que cela puisse être sans que le gouvernement, organe de tutelle, n’échappe à une accusation de laisser-faire, voire de complicité des suites éventuelles de cette diffusion ?

Indépendamment de tout jugement sur le fond, est-il concevable que la diffusion de ce reportage soit maintenue, alors que visiblement il semble avoir pour principal but le spectaculaire et le buzz (spécialité d’Élise Lucet) comme son intitulé le laisse entendre !

Elise Lucet, France 2, le CSA, le Ministre de tutelle et les plus hautes autorités de l’État ne pourront se dédouaner de leur responsabilité si, par malheur, le nombre d’agressions antisémites venait à exploser suite à ce reportage.

Et, ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas !

Nous demandons à l’autorité de tutelle d’agir de toute urgence afin d’annuler la diffusion de cette émission ou de la repousser afin d’en permettre le rééquilibrage et un minimum d’impartialité afin d’éviter l’irréparable.

Enfin, nous demandons aux autorités françaises, et aux médias, de cesser d’apporter leur soutien aux terroristes tels Salah Hamouri, Ahed Tamimi, … ainsi qu’au mouvement terroriste du Hamas, seul responsable de la mort des jeunes palestiniens qu’il sacrifie sans pitié sur l’autel d’un « retour » illusoire et impossible.

Nous prenons acte de cette situation et mettons en garde sur le danger, non négligeable, qu’un tel parti pris puisse conduire à de nouvelles manifestations d’antisémitisme sur tout le territoire national.

Bien entendu, nous appelons tous les français à montrer leur indignation et venir protester devant France 2, 7 Esplanade Henri France, 75015 Paris ce mercredi 10 octobre à 19H

 

Richard C. ABITBOL
Président

* Confédération des Juifs de France et des Amis d’Israël ( C.J.F.A.I )

 

 

 

 

 

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La Confédération des Juifs de France et des Amis d’Israël déçue par le plan de lutte contre l’antisémitisme d’Édouard Philippe


Paris le 25 Mars 2018

 

La Confédération des Juifs de France et des Amis d’Israël , après lecture attentive du plan de lutte contre l’antisémitisme présenté lundi 19 Mars par Édouard Philippe, se dit profondément déçue par son contenu. !

La Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël n’a pas voulu réagir à chaud à cette présentation, ce sujet crucial étant trop sensible pour se permettre de réagir par l’émotion ou l’approximation. Nous avons donc voulu analyser tous les éléments contenus dans ce document avant de réagir.

Malheureusement, à la lecture de ce document, nous n’avons pu qu’être conforté par la faiblesse des propositions faites, surtout si on les compare à celles qui ont été faites par le précédent gouvernement de Manuel Valls, lors de sa conférence du 17 avril 2015.

Le plan présenté ce lundi ne fait que reprendre les poncifs qui ont montré leur inefficacité depuis des décennies. Certes, une volonté d’initiative législative européenne est exprimée mais, même si elle devait aboutir, elle ne serait qu’un élément mineur tant les hébergements se sont disséminés de par la planète.

Beaucoup d’éléments décrits comme novateurs ne sont que la reprise d’éléments actuellement opérationnels: la pré-plainte sur internet est déjà effective avec les signalements de la plate-forme Pharos, la chasse aux informations racistes et antisémites est effective par le B.N.V.C.A depuis 2002, la formation spécifique des magistrats a été installée en 2005, la volonté ( présumée) d’agir dans les écoles,…

Le problème, aujourd’hui, n’est pas tant la chasse aux propos haineux sur les réseaux sociaux, ou leurs poursuites pénales, mais la valeur dissuasive de la répression pénale qui doit en découler et qui n’est même pas évoquée dans ce plan.

La première, et seule mesure déterminante, qui doit être prise pour que le racisme ou l’antisémitisme ne soit plus perçu comme un dérapage d’opinion mais comme un véritable délit est qu’il soit réprimé comme tel dans le code pénal général !

Comment éduquer, convaincre, réprimer l’antisémitisme quand sa répression est incluse dans la répression des abus d’opinion tels que définis par la loi de la presse de 1881 !

Si l’État ne conçoit pas le racisme et l’antisémitisme comme une atteinte aux droits de la personne et réprimée comme telle, comment pourrait-il en être autrement pour les auteurs de ces délits ?

Nous reviendrons longuement sur ce plan 2018-2020 pour démontrer à quel point il constitue une régression par rapport au plan 2015-2017 présenté par Manuel Valls. Ce plan, appuyé par les précédents Ministre de l’Intérieur, Garde des Sceaux, Premier Ministre et Président de la République, et qui était une avancée spectaculaire dans ce domaine, n’a pu s’incarner dans une loi suite aux énormes pressions, incompréhensibles, de ceux-là mêmes qui applaudissent aujourd’hui au présent plan .

Déçus nous sommes, mais combatifs nous restons, afin de venir à bout de ce fléau qu’est l’antisémitisme et le racisme, fléau, qui aujourd’hui, tue en France !

Nous ne cesserons de rappeler que la première mesure significative pour lutter efficacement contre ce fléau est la mise en application, en tous points, du plan Valls présenté en 2015.

Si l’État n’est pas en mesure de mettre en application ce plan, alors il n’y a plus rien à espérer de l’État dans ce combat d’une importance vitale pour les français et tout particulièrement pour la communauté juive, menacée dans sa sécurité la plus vitale.

 

Richard C. ABITBOL
Président